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MCH.WTF
À propos

Notre Méthode

MCH.WTF travaille à partir de documents publics. Registre foncier, registre des entreprises, plumitifs judiciaires, déclarations produites à l'Agence du revenu, procès-verbaux municipaux, budgets, Gazette officielle, rôles d'évaluation. Ce sont des sources que n'importe qui peut consulter, et qui ne dépendent de la bonne volonté de personne.

Nous ne faisons pas d'entrevues

Nous ne sollicitons généralement pas les personnes ou organismes avant publication. Ce n'est pas un oubli. C'est une conséquence du modèle.

Solliciter quelqu'un, attendre un retour, relancer, transcrire, valider les citations, accorder un droit de réponse et refaire le texte en conséquence — c'est plusieurs heures par dossier. Une salle de rédaction financée peut se le permettre. Ici, non.

Ce que coûte un billet

Chaque billet publié coûte environ 3 $ en frais de serveur. Avant toute recherche.

S'ajoutent les outils. La licence Nominis, qui donne accès au registre foncier du Québec, coûte 6 500 $ par année. Elle ne sert pas qu'à ce site, mais elle y sert : chaque acte que nous tirons revient à environ 2 $, et nous en tirons une dizaine par semaine pour MCH.WTF. L'accès à SOQUIJ, pour les plumitifs et la jurisprudence, coûte plusieurs dizaines de dollars par semaine, dont au moins 10 $ sont attribuables à ce site.

S'ajoute le temps. Il n'est pas rémunéré.

MCH.WTF ne vend pas de publicité, ne facture aucun abonnement, ne reçoit aucune subvention et ne sollicite pas de dons. Ce travail est bénévole et ne génère aucun revenu.

Comment les billets sont produits

MCH.WTF est écrit avec l'aide d'outils d'intelligence artificielle. Nous le disons parce que c'est vrai, et parce que ça change ce que vous devez savoir sur ce que vous lisez.

Ce que l'outil fait : rassembler de la documentation, croiser des chiffres, proposer une structure, rédiger. Ce qu'il ne fait pas : décider d'un sujet, publier quoi que ce soit, et surtout, remplacer la vérification. Chaque billet est relu, corrigé et publié par une personne, qui en répond.

Ce que ça change, concrètement : la recherche prend le même temps qu'avant. Sortir les actes au registre, lire un plumitif, retrouver un bilan publié il y a dix mois, croiser des budgets — ça se compte en heures, et aucun outil ne raccourcit ça.

C'est la rédaction qui change. Un texte de la longueur de nos billets, avec ses tableaux, ses sources et ses réserves, prenait une journée. Il en prend maintenant une fraction. C'est la seule raison pour laquelle un site tenu par une personne, bénévolement, peut publier presque tous les jours.

Le risque de ce gain, on le connaît : produire vite ce qu'on n'a pas vérifié. C'est exactement pour ça que les règles qui suivent existent, et qu'elles sont plus sévères que ce qu'on écrirait si tout devait passer par la frappe.

Les règles fermes

La production suit un protocole écrit, révisé régulièrement.

Aucune source n'est citée sans avoir été lue. Quand une information vient d'un jugement, d'un règlement ou d'un procès-verbal que nous n'avons pas ouvert nous-mêmes, nous l'attribuons au média qui l'a rapporté, et nous ne citons pas de passage entre guillemets.

Aucune démarche journalistique n'est inventée. Nous n'écrivons pas que nous avons contacté quelqu'un si nous ne l'avons pas fait.

Ce qui est établi et ce qui est allégué sont séparés. Une procédure judiciaire déposée n'est pas une preuve. Une déclaration publique n'est pas un état financier vérifié. Un calcul que nous faisons nous-mêmes à partir de données publiques est identifié comme tel.

L'antériorité est créditée. Quand un autre média a sorti l'information avant nous, nous le nommons et nous situons notre apport.

Les personnes morales sont nommées, les particuliers généralement pas. Une entreprise, une municipalité, un organisme répondent publiquement de leurs actes. Un individu qui n'a pas choisi la vie publique, non — sauf lorsqu'il est partie à une procédure publique ou qu'il s'exprime déjà publiquement sur le sujet.

Aucun billet ne sort sans une liste de contrôle. Titre, sources, réserves, droit de réplique, ce qui reste à établir. Si un élément manque, le billet attend.

Le protocole lui-même n'est pas publié — c'est un document de travail technique, pas une lecture utile. Mais ses règles sont celles que vous venez de lire, et vous pouvez les vérifier contre n'importe lequel de nos billets.

Ce qu'on entend par vérifier

Un fait n'est pas retenu parce qu'il a été rapporté. Il l'est parce qu'on a pu le remonter jusqu'à un document.

La source primaire prime toujours. Quand un média rapporte qu'une ville a adopté un règlement, nous allons chercher le règlement. Quand un communiqué annonce un montant, nous cherchons la résolution qui l'autorise. La couverture médiatique sert à savoir où chercher, pas à établir le fait.

Un chiffre seul ne vaut rien. Il vaut par ce à quoi on le compare et par ce qui l'explique. Un montant d'acquisition se lit avec le rôle d'évaluation. Un achalandage se lit avec le nombre d'appareils et le nombre de jours. Une dette se lit avec les états déposés l'année précédente. Quand deux chiffres publics se contredisent, nous publions les deux et nous disons lequel vient d'où.

Le croisement des registres. Le registre foncier dit qui possède et qui a prêté. Le registre des entreprises dit qui dirige et depuis quand. Le plumitif dit qui poursuit et sur quel fondement. Les déclarations à l'Agence du revenu disent ce qui a été déposé. Les procès-verbaux disent ce qui a été voté. Aucun de ces registres ne raconte une histoire à lui seul. C'est la mise en rapport qui produit l'information — et c'est là que se trouve la plupart de ce que nous publions.

La date de consultation est notée. Un registre est une photographie prise à un moment précis. Nous indiquons quand nous l'avons consulté, et quand l'index lui-même a été mis à jour — parce que les deux dates diffèrent souvent, et parce qu'une absence d'inscription peut simplement signifier qu'elle n'a pas encore été traitée.

Ce qui ne se recoupe pas est nommé. Quand une seule source affirme quelque chose et que rien ne la confirme, nous le disons. Quand une version officielle et un document public divergent, nous rapportons les deux sans trancher, en indiquant ce que chacun mesure exactement.

Et une déduction n'est jamais présentée comme un fait. Quand nous calculons, estimons ou rapprochons deux éléments qui ne l'ont jamais été, nous l'écrivons et nous montrons l'opération, pour que vous puissiez la refaire ou la contester.

Ce que ça implique pour vous

Ce que vous lisez ici est vérifiable. Chaque chiffre renvoie à un document que vous pouvez sortir vous-même. Nous donnons les numéros d'inscription, les numéros de dossier, les dates de consultation et les références précises pour que ce soit possible.

Vous ne lirez pas ici la version de la personne visée, sauf si elle nous l'envoie. Nous publions toute réponse, correction ou précision qui nous est transmise, sans exception et sans délai.

Quand un document nous manque, nous l'écrivons. Chaque billet comporte une section sur ce qui reste à établir. Ce n'est pas de la modestie : c'est la carte de ce qu'il reste à faire, et c'est une invitation à quiconque détient la pièce manquante.

Ce que nous ne publions pas

Des allégations que nous ne pouvons pas documenter.

Des sources que nous n'avons pas lues nous-mêmes. Quand nous rapportons une information tirée d'un autre média, nous le disons et nous le nommons.

Des adresses résidentielles, et rien qui attribue une faute personnelle à un employé ou un ancien employé d'une organisation quand ce sont les décisions de l'institution qui sont en cause.

Quand nous nous trompons

Nous corrigeons dans le billet lui-même, en le signalant, avec la date. Nous ne modifions pas un texte en silence.

Droit de réplique

Toute personne ou organisation mentionnée dans un billet peut nous écrire pour préciser, corriger ou contredire un élément. Nous publions.

Un sujet à nous signaler, un document à nous transmettre : le formulaire au bas de chaque billet fonctionne, et il est lu.

Cette page évolue avec la pratique. Dernière révision : 16 septembre 2026.

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