- Réouverture le 8 juillet — le Café Bla-Bla rouvre après environ 30 mois de fermeture, du mercredi au dimanche en soirée pour commencer.
- Origine du sinistre — l'incendie majeur du centre-ville de janvier 2024, dans l'immeuble voisin, avait forcé la fermeture d'une institution ouverte depuis 1972.
- Plus d'un million de dollars — l'intérieur a été entièrement démoli et reconstruit; la terrasse triple de superficie.
- Les tuiles empilées — assurances, amiante, puis permis pour des fenêtres en bois ont étiré un projet estimé au départ à six mois ou un an.
- Le vrai signal — un point positif pour la rue Wellington, mais 30 mois et 1 M$ pour un seul commerce disent le coût réel de relancer un centre-ville.
Le retour du Bla-Bla, c'est une bonne nouvelle sherbrookoise, et à peu près tout le monde l'a écrit. Sauf que derrière la réouverture d'une institution de 1972, il y a un chiffre qui mérite qu'on s'y arrête : deux ans et demi et plus d'un million de dollars pour ramener un seul restaurant. Ce n'est pas une critique du projet, au contraire. C'est une mesure, en dollars et en mois, de ce que ça prend vraiment pour rebâtir un morceau de centre-ville quand un incendie l'a effacé.
Deux ans et demi, un million de dollars
Le Café Bla-Bla, coin King et Wellington Sud, rouvre ses portes le mercredi 8 juillet. Fermé depuis janvier 2024 à la suite de l'incendie majeur qui a frappé l'immeuble voisin au centre-ville, l'établissement aura mis environ 30 mois à renaître. Le copropriétaire Maxime Pothier a confié aux médias avoir sous-estimé l'ampleur du chantier : au départ, on parlait d'une réouverture en six mois, un an.
À l'intérieur, tout a été démoli et reconstruit. La cuisine a été réaménagée, un cellier ajouté sur mesure, et la terrasse triplera de superficie dans un style beer garden. Au démarrage, l'équipe d'une trentaine de personnes ouvrira du mercredi au dimanche en soirée, avec un ajout graduel d'heures et d'employés par la suite.
Un incendie, puis les tuiles
Le calendrier a dérapé pour des raisons qui, mises bout à bout, résument bien la lourdeur de reconstruire au centre-ville. D'abord la négociation avec les assurances. Puis la découverte d'amiante dans le bâtiment, qui a forcé de restructurer et de refaire des supports. Enfin les permis : les fenêtres en bois de l'établissement ont demandé trois à quatre mois de production, auxquels s'est ajouté un délai d'environ trois mois et demi pour obtenir le permis de la Ville.
Ce que ça dit du centre-ville
Le Bla-Bla revient, et c'est tant mieux : une adresse vivante de plus sur Wellington, une terrasse agrandie, une trentaine d'emplois. Mais l'histoire mérite d'être lue à l'endroit. Il a fallu deux ans et demi, un million de dollars, des associés prêts à investir et une caisse prête à se mouiller pour ramener un commerce que l'incendie avait fermé. Pas d'en ouvrir un nouveau : d'en rouvrir un qui existait déjà.
C'est le vrai enseignement pour la rue Wellington. Chaque local encore fermé au centre-ville ne se remplit pas d'un claquement de doigts. Entre le sinistre, les assurances, la décontamination et les permis, la ligne d'arrivée se compte en années. Le retour du Bla-Bla n'est pas le signe que le centre-ville est reparti; c'est la démonstration de ce qu'il en coûte, concrètement, pour le relancer un commerce à la fois.
Sources
[1] Radio-Canada — « La renaissance du Café Bla-Bla » — 2 juillet 2026
[2] Radio-Canada — « Le Café Bla-Bla ne rouvrira pas avant les Fêtes » — 21 novembre 2025
[3] Estrieplus — « Le Café Bla Bla à Sherbrooke : une reconstruction complète de l'intérieur » — 9 juillet 2025
